L’hiver du fer sacré

l'hiver du fer sacré

 

Chaque saison avait son propre visage, ses propres peines et ses propres plaisirs

  L’hiver du fer sacré possède l’essence d’une hiérochloé qu’on effleure lentement de la paume.Hiérochloé odorant, Herbe aux bisons Des effluves qui éveillent en nous de lointaines crécelles, des voix oubliées issues d’une terre éloignée. Effeuiller ses pages nous fait perdre quelques instants les valeurs matérielles du monde moderne, il faut s’abandonner dans cet hiver naissant, frissonner sous les nuages chargés de neige.

  1740, une plaie s’insuffle dans les divines Black Hills. Ce n’est point encore la pustule insultante du mont Rushmore, ni même l’ombre de Wakinyan. C’est une blessure plus sournoise, une gangrène mystérieuse. Le fer sacré. « (…) Un fer sacré n’est pas une chose ordinaire, comme un couteau ou une chemise.(…) Un fer sacré est une chose puissante. C’est un pouvoir ». C’est une lutte entre le rouge et le noir.

Rouge, la route de l’honnêteté du guerrier, celui qui protège les Lakotas. Noir le sentier du fer sacré, cette arme qui transforme les êtres, brûle les cœurs. Au bout de ces deux voies la mort et la mue. « Nous ne pouvons pas combattre la mort, nous pouvons seulement lutter pour la vie ».

nous devons nous souvenir que la mort n’est qu’une partie de la vie. Toutes les culpabilisations du monde ne pourront jamais changer cela.

  L’hiver du fer sacré c’est la route de l’humilité, une poursuite en forme de fuite, une chasse contre un avenir incertain et sombre. C’est une chevauchée au cœur des grandes plaines vierges, des traditions ancestrales et de la mémoire. La piste de la sagesse et de la justice qui ne se révèle à ceux qui écoute les mots de Joseph Marshall III. Une course contre l’invasion fielleuse, le mensonge. « Ce que l’on peut voir avec les yeux révèle seulement une partie de la vérité. Afin de connaître la vérité tout entière, on doit aussi voir avec son cœur et avec son esprit ».

  Hiver 1740, Whirlwind et Bruneaux vont se traquer entre sauvagerie et réflexion au rythme de la nature. Un combat entre l’amérindien et le blanc, entre sagesse et folie. Une lutte chimérique contre le temps et l’histoire. Une époque où l’homme blanc et son fusil ne sont encore qu’une silhouette menaçante mais dont l’ombre envahit peu à peu le peuple lakota. «  Le problème que pose le fer sacré parmi nous, au sein de notre peuple est loin d’être terminé. Mais un jour viendra où il faudra le régler. Peut-être pas aujourd’hui. Mais il faudra le résoudre, tôt ou tard ».

  Joseph Marshall IIIL’hiver du fer sacré chante une époque révolue, un monde symbiotique et pose les questions sur les qualités humaines et le matérialisme. Joseph Marshall III invite son lecteur à regarder la conquête de l’Ouest sous un autre œil, sans poser de jugement. Il le mène lentement sur la voie rouge.

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