California girls

California girls

 

  Août 1969, le soleil darde des rayons d’acide en pleine vallée de la mort au rythme du White album des quatre cavaliers de l’Apocalypse et de versets bibliques. L’écho de la prophétie tinte à nouveau dans les oreilles du maître. L’heure du helter skelter, du grand chamboulement dont il serait l’élu, lui le proscrit des années cinquante, le rejeté de la pop. Le power flower insuffle un nouvel élan à sa vie, le marginal est devenu gourou, patriarche d’une famille réunie autour de lui à Spahn Ranch.

Depuis qu’il avait investi ces décors avec sa tribu, il se faisait l’effet d’un metteur en scène de cinéma qui tournait un film avec la vraie vie, il n’avait qu’à décider et les choses prenaient forme. Les acteurs jouaient leur rôle. Ça en devenait presque ennuyeux 

  En cette nuit du 9 août, la vie de la famille va basculer, le mal, la violence auront des visages humains. Charles Manson, Charles Watson,  Susan AtkinsPatricia Krenwinkel marqueront Los Angeles du sang des cochons, « What they need a damn good whacking »

.manson family

Simon Liberati retrace les jours qui frappèrent l’Amérique, et jetèrent l’opprobre sur les cendres du mouvement hippie californien. Du quintuple meurtre chez les Polanski à celui du couple LaBianca, California girls humanise un bref instant « les sorcières de Manson » et de leurs accolytes.

Les coups de pétoire qu’il avait tirés quelques minutes plus tôt sur le jeune type en voiture avaient réveillé en lui une personnalité enfouie. Une digue s’était rompue et sa conscience était divisée en deux entités distinctes. L’une suivait les ordres de Charlie pendant que l’autre, le bon vieux Watson d’autrefois, Square Charles, continuait de vivre à ses côtés, bien au chaud, se livrant à de petites observations paisibles et amusées

Entre horreur et vie bourgeoise, tout est bon pour s’approprier les faveurs, les charles Mansonlumières du « Christ ». Dans les entrailles de l’humanité, entre enfer et paradis la route des paumés camés en quête de spiritualité et de nouveaux repères s’avèrent un bain de sang,

Can you hear them in the darkness ? Helter skelter, spiral madness (yeah) Bloodbath in paradise But there’s nowhere you can run to baby Bloodbath in paradise Forever sleep in paradise… (Bloodbath in paradise Ozzy Osbourne)

Merci à NetGalley et aux éditions Grasset pour ce partage.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s