La trilogie somalienne

trilogie somalienne

 

Ne compte que sur toi-même en sachant que tous comptent sur toi

 

  On entend encore certains soirs les mélopées plaintives de la « porte des lamentations ». Le bruit des zeimas et des zarougs fuyant vers d’interlopes Zarougdestinations. « Ce sont les hymnes nés du grondement du ressac et de la rumeur des vagues, quand les nuages noirs soufflaient la tempête ; ou encore du bercement de la houle qui faisait gémir et se plaindre les ais mal équarris du radeau primitif ». Ce sont les sons de l’amour, de la fuite et de l’insouciance. Les cris de Mamout et d’Aïcha qui se cherchent dans les lies de la vengeance, les peines du jeune Abdi, les battements de deux cœurs à l’unisson, ceux de Faredj et Amina. « Il faut faire la part de la légende qui se greffe toujours et prolifère dans l’imagination des conteurs orientaux ». Il faut se laisser emporter par le vent insolent de l’aventure, de la délation, de la cupidité et de la détresse.

Elle s’accroupit au milieu du chemin et commença la lamentation des morts, ce long cri modulé comme un hurlement de bête blessée, dont le motif sinistre revient obstinément, discordant et déchiré, lancinant comme une plaie profonde : c’est le chant de la douleur

  monfreidHenry de Monfreid nous reçoit chez lui dans cette région où il a sévi de longues années. Dans cette corne africaine des contrebandiers et des pêcheurs de perle, le destin est déjà écrit et les héros se battent jusqu’à la mort. Monfreid raconte leur vie n’hésitant pas à mêler fiction, réalité et anecdote de sa vie.

Le lendemain Abdi ne chantait plus… il ne savait pas pourquoi. Il ne pouvait plus… C’était le souvenir de cette modeste amie qui faisait sa place dans son cœur. Voilà la véritable tombe, celle où reposent vraiment ceux que nous avons aimés. Après la cruelle douleur, quand la déchirure est cicatrisée, la place est faite ; c’est le sanctuaire secret des souvenirs où nous irons plus tard oublier nos amertumes et nos désillusions

  Les éditions Grasset on eut la bonne idée de rassembler ces aventures dans La trilogie somalienne.

Je remercie NetGalley et les éditions Grasset pour leur confiance.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s